N'oubliez pas : EPFIG se visite à pied pas par les airs ...

Un peu d'histoire ...

Présentation

 

Epfig s'étire sur les pentes douces d'une colline qui appartient aux premiers contreforts de l'Ungersberg

Le village se serait formé autour d'un fortin romain construit par Jules César. La localité est citée pour la première fois en 762 et son nom serait dérivé du latin "apex" (sommet). Elle est propriété des Evêques de Strasbourg du XIe siècle à la Révolution.

La commune, s'étend sur 2 200 hectares. Les 560 hectares plantés en vigne sur le ban communal font d'Epfig la plus grande commune viticole d'Alsace. Elle est traversée par le sentier viticole du Fronholz.
Le bourg d'Epfig propose une large gamme de services, des produits à déguster, un patrimoine historique (Château des Rohans...) et des paysages à découvrir. La commune accueille également le premier producteur français de moulages en chocolat (lapins de Pâques, Saint Nicolas...). La Chapelle Sainte Marguerite(XI-XIIe siècles) représente un des sites majeurs de l'art roman régional.

Village situé à plus de 200 mètres de hauteur. Célèbre pour sa chapelle Sainte Marguerite datant du XI e siècle, pour les ruines de son ancien château fortifié détruit en 1633 et le clocher de son église.

Son nom vient du celtique abh qui veut dire eau et aighe qui veut dire coteau.
Son origine remonte à l’époque romaine. Jules César y avait construit un petit château fort du nom de « apica » c’est à dire «hauteur». Une route romaine venait de Ribeauvillé.

La paroisse

 

Elle remonte au VIII e siècle. Après l’évêque Hiddon, c’est l’évêque de Strasbourg qui devint le propriétaire des domaines et du château.
Deux églises existaient alors à Epfig :

  1. L’église paroissiale St Georges, reconstruite sous la révolution.

  2. La chapelle Sainte Marguerite. C’est une chapelle romane du XI e siècle construit en forme de croix latine avec un clocher massif reposant sur quatre piliers à l’intersection des transepts.

Elle abrite un cimetière et un ossuaire venant probablement de l’ancien cimetière du village disparu de Collwiller (ou Gallwiller) à l’est de Sainte Marguerite.

La Commune

Elle se situe au sud-est du canton de Barr à peu près à 6 Km.

Avant 1789, Epfig était administrée par un « schultheiss » nommé par l’évêque et à vie, par des assesseurs, sept notables assermentés formant le conseil de justice et par le percepteur qui s’occupaient de l’administration et de la police.

Sa vocation agricole fait d’Epfig un village de cultivateur et de vignerons.

Evolution de la population

Sous l’ancien régime, il n’y avait pas de recensement général. Le pouvoir royal se contentait de relever les chefs de famille pouvant payer l’impôt.

L’idée d’un recensement fut organisée sous la révolution mais sans instructions précises.

Ce n’est qu’à partir de l’empire que débuta réellement la statistique.

Certains préfets ont fait dresser des listes nominatives dès 1817, et à partir de 1836 on procéda à des recensements quinquennaux, l’âge, le sexe et la religion des individus fut connus.

En 1804 la population était de 2136 habitants (2050 catholiques, 14 anabaptistes, 72 juifs). La période révolutionnaire jusqu’en 1819 fut celle d’un accroissement lent, les guerres avaient mobilisé une grande partie des epfigeois.

A partir de 1820, période de paix et début de la prospérité agricole, la population s’accrut rapidement jusqu’en 1846 où elle atteignit 3004 habitants. L’émigration assez forte de 1851 et 1856 fit baisser le taux de la population, puis il remonta jusqu’en 1866. C’est après qu’elle tendit à baisser définitivement avec 2745 habitants en 1871.

Les mariages de 1800 à 1862

Ils n’étaient  pas répartis équitablement en nombre au cours des mois de l’année.
L’église ne célébrait pas de mariage pendant l’avent ni le carême, il n’y avait donc que très peu de mariage en décembre et en mars ou même en avril quand la date de Pâques était tardive.

D’autre part, les gros travaux d’été étaient peu favorables à la célébration d’où un taux minimum en août et septembre, octobre était le mois des vendanges.

On se mariait surtout en janvier, février et novembre, parfois en juin.

Novembre et février étaient d’ailleurs les mois où l’on disposait des aliments nécessaires au repas de noce : cochons, oies grasses, etc…

La natalité

La famille alsacienne est en général une famille nombreuse.
A Epfig, la famille de cinq enfants et moins est la plus représentative. Toutes les catégories socioprofessionnelles sont concernées, avec toutefois une prédominance dans le secteur agricole (environ 7 enfants par famille) et les tisserands (8 en moyenne).

Beaucoup d’enfants mouraient très jeunes, ils étaient alors immédiatement remplacés.

On ne possède en général qu’un seul prénom en Alsace, ils sont d’origine chrétienne. A partir de 1792, les prénoms sont traduits de l’alsacien en français. Il était fréquent de trouver plusieurs personnes d’une même famille ayant le même prénom.

L’administration les différenciait par des dénominations ou des liens de parenté.
Souvent un enfant né après un décès reprenait le prénom du décédé.

 

Epfig au XVIIIème siècle...

La mortalité

La moyenne d’age au décès était relativement basse. La mortalité frappait souvent les enfants surtout pendant le premier mois de la naissance. Le nombre de morts-nés et de naissances de quelques heures était impressionnant. Ceci était dû surtout à la fatigue des travaux agricoles auxquels participaient les femmes d’agriculteurs jusqu’au terme de leurs grossesses.

Les causes de la mortalité epfigeoise étaient également liées au problème de l’eau. Epfig respirait l’air infect des eaux stagnantes de la Scheer qui remontait vers le village, s’ajoutait à cela l’approvisionnement aux puits. Ce qui explique les épidémies.

Le travail

En 1866 la fertilité du sol d’Epfig était unanimement reconnue. La vigne constituait un élément important de la vie agricole, venaient ensuite les prés et pâturages et enfin les cultures de céréales avec en tête l’orge et le froment, base de l’alimentation alsacienne.

Deux catégories de salariés agricoles étaient présentes à Epfig : les journaliers et les domestiques.

Le journalier pouvait être employé à l’année ou pendant les grandes récoltes. Des familles entières travaillaient chez l’agriculteur.

Le domestique secondait l’agriculteur dans le travail agricole, il était une sorte de maître-valet. La domestique ou servante était employée à la maison, elle faisait la cuisine et le ménage et était aux ordres de la maîtresse de maison.

D’autres métiers avaient un rapport direct avec le secteur agricole : le charpentier, le menuisier, le maçon, le charron, le forgeron, le tonnelier.

D’autres secteurs étaient, bien sûr, représentés à Epfig, comme le textile, le travail du cuir et du métal, l’alimentaire.

Cadre de vie des années 1800

La vie quotidienne des epfigeois se situaient dans les champs, dans les auberges le dimanche et chez eux.

La maison

Deux types de maison apparaissaient dans le village

  1. La maison basse à colombage

  2. La maison en hauteur en blocage de pierre avec pignon sur rue.

Une coutume villageoise voulait qu’à chaque nouvelle maison, les maçons mettent sur la pointe du toit un cœur renversé, symbole de paix et de bonheur.

L’entrée de la maison dans la cour, s’ouvrait sur un petit vestibule, puis sur la cuisine occupant un grand espace. A gauche et à droite se trouvaient les chambres d’habitation ; la «stube», centre de vie communautaire était la pièce où l’on passait les soirées d’hiver à discuter ou à filer.

La chambre des parents se trouvait derrière le stube dans une autre pièce ou formant une alcôve séparée par un rideau ; la stube et la chambre étaient chauffées à partir de la cuisine par un grand fourneau appelé «kachelofe».

A droite du corridor, une chambre était réservée aux enfants. Si les grands-parents vivaient encore, un coin de la stube leur était réservé.

L’étage supérieur était réservé au grenier auquel on accédait par la cuisine ; des chambres étaient aménagées lorsque la famille était nombreuse.

La différence de taille des maisons reflétait la structure sociale, mais les deux types d’architecture étaient aussi e fait de la situation d’Epfig entre la plaine et la montagne.

Les distractions

Le lieu de rassemblement le plus fréquenté était l’auberge, dont le rôle social était considérable, par les discussions sur les problèmes agricoles et sur la politique.
En 1864, quatre auberges étaient au sein du village : A la couronne, A l’ours, Au cerf, Au brochet.
Les fêtes patronales étaient également l’occasion de se distraire. Toute la jeunesse se rassemblait pour danser sur la place du village.